Harry Potter et le mystère de la Chouette Effraie
Harry resta un moment, songeur, dans la Salle Commune
déserte, assis devant le feu vif qui brûlait dans la cheminée, la Carte du
Maraudeur à la main. Il se demandait s’il devait parler, ou non de la Carte du
Maraudeur à Dumbledore. En effet, Pettigrow, qui connaissait tous les passages
de la carte, pourrait en informer Voldemort, qui pourrait alors entrer dans
Poudlard sans problème. Cette question, justement, était celle qui le
préoccupait le plus, depuis quelques temps.
Plongé dans ses réflexions, Harry sursauta, quand le
tableau pivota, laissant entrer le professeur McGonagall.
“Venez avec moi, Potter !” lança-t-elle, avant de quitter
la pièce.
Obéissant, Harry quitta à son tour la Grande Salle, remit
la carte dans sa poche et retrouva le professeur McGonagall dans le couloir. Le
professeur l’accompagna jusqu’à la Gargouille de pierre qui s’ouvrit, à
l’annonce du mot de passe.
“Je vous laisse, ici, Potter ! Vous connaissez le chemin,
de toute façon !”
Harry approuva d’un signe de tête et prit l’escalier qui
le mena jusqu’à la porte du bureau directorial.
“Entre, Harry !” l’intima Dumbledore, sans lui avoir
laissé le temps de frapper.
Obéissant, l’adolescent poussa la porte et pénétra dans
la pièce, face au bureau du directeur.
En
habitué, Harry s’assis sur une chaise. Fumseck, délaissa alors son perchoir en
or et voleta jusqu’au bureau, ses yeux noirs brillant curieusement dans la pénombre.
Dumbledore observa, songeur, un moment, Harry avant de
prendre la parole.
“- Excuse moi, Harry de devoir te faire venir à une heure
si tardive, mais, les réflexions de monsieur Malefoy, m’ont rappelé quelques
choses d’important. Tout d’abord, comme tu le sais plus que personne, tu es,
quoi qu’en dise monsieur Malefoy, le premier sur sa liste. Tu l’as gêné
beaucoup trop souvent, pour qu’il t’épargne, mais, de toute façon, depuis
toujours, il s’est mis en tête de te tuer, pourquoi ? Lui seul le sait. Je
pense donc que tu risque de te retrouver confronté à Voldemort encore, au
moins, une fois. Mais, je te préviens, Harry. L’année dernière, tu t’en est
sortit vivant, uniquement grâce à ta chance, ton courage et...à l’effet
surprise du priori incentatem ! Mais, je pense que, à présent, Voldemort à
compris la raison de cet évènement et je te conseil, à l’avenir, de ne pas trop
compter sur ce sortilège, rarissime, pour te sauver, la prochaine fois.
Cependant, je peut me tromper mais, connaissant Voldemort, il n’aura
certainement pas compris que tu as la baguette jumelle à la sienne. Ensuite,
contrairement à ce que pensait Drago Malefoy, Voldemort n’en veut pas aux
Moldus, mais aux sorciers nés de parents Moldus. Là est la différence. Or, les
seuls cas présents dans toute l’Angleterre, sont à Poudlard.
- Donc, il faudra
qu’il vienne à Poudlard, non ?
- Pas
obligatoirement ! Il n’a pas envie de se risquer à Poudlard. Ses Mangemorts,
peut-être, mais lui, non, tout du moins pas maintenant. Donc, ce qui confirme
ce que je disais tout à l’heure, il isolera ses cibles, hors de Poudlard. Bon,
voilà ce que je voulais te dire, en privé. Tu as des questions ?
- Euh...oui !
répondit Harry, se rappelant soudainement son rêve. Vous avez eut des nouvelles
de Rogue ?
- Du professeur
Rogue.
- Oui, du
professeur Rogue !
- Non,
malheureusement ! Mais ce silence ne me parait pas bon signe. Voldemort n’est
pas tendre avec ses serviteurs. Encore moins avec ceux qui lui mentent. Il est
capable de déceler des choses que n’importe quel autre être vivant ne pourrai
imaginer, notamment les mensonges. Et...! Pourquoi, cette question ?”
Harry raconta alors tout son rêve, les détails aussi nets
dans son esprit que s’il venait juste de faire ce rêve, ou plutôt ce cauchemar.
“- Alors, ce hibou Grand-Duc aurait bel et bien la
mission d’arrêter les hiboux porteurs de lettres ? murmura Dumbledore, songeur.
Mais, il faut bien, à un moment ou à un autre, qu’il apporte les lettres
volées, à son maître.
- J’ai pensé,
comme il ne s’absente jamais longtemps, suggéra Harry, qu’il était possible
qu’un des serviteurs de Voldemort soit à proximité de Poudlard afin de
récupérer les lettres qu’il remet ensuite à Voldemort. Ou alors que c’est un
animagus.
- Non, tous les animagi
sont répertoriés ! répondit distraitement Dumbledore.
- Ben non !
Sirius, par exemple. Ou Pettigrow, mon père ou même Rita Skeeter. Aucun d’eux
n’étaient déclarés !
- Oui ! Tu
marques un point ! Mais je suis sûr que ce hibou est un vrai rapace. Il se
comporte exactement comme un rapace. Tandis que les Animagi, eux, ne conservent
pas le comportement animal, ce qui les rend si facile à être repérés. Prend,
par exemple, le professeur McGonagall. En chat, elle a toujours tendance à se
tenir plus raide qu’un chat normal, en plus, des gestes courant chez les
humains, comme lire une carte routière, peuvent paraître très étrange chez un
chat.
- Une carte
routière ? s’étonna Harry, esquissant un sourire.
- Oui, et il
semble, d’ailleurs que ton oncle l’ait aperçut.
- Ah ! répondit
Harry, sans trop voir le rapport entre le chat de McGonagall et son oncle. Mais
pourtant, Pettigrow a bien réussit à se faire passer pour un rat, pendant douze
ans !
- Pour lui, c’est
différent ! remarqua Dumbledore. Pour Peter, c’était son seul espoir de
survivre. Il savait qu’il était recherché. Tout d’abord, par ses anciens amis
et ensuite, par les Mangemorts qui le considérèrent comme un traître,
responsable de la disparition de son maître. Il n’avait qu’une seule façon
d’être tranquille, en attendant une occasion favorable pour réapparaître,
c’était de se passer pour mort et se balader en rat. Mais, après tout ce temps
passé dans le corps d”un rat, il a sûrement fini par en adopter le comportement
!
- Professeur,
vous croyez que j’ai fait le bon choix en lui sauvant la vie ?
- Tu te tracasse
encore pour cette histoire ? Oui, je pense que, effectivement, tu as fait le
bon choix. Même si tu penses le contraire. De toute façon, même si Peter
n’avait pas rejoint Voldemort, un autre Mangemort l’aurait fait, un jour ou
l’autre. En plus, à présent, Peter a une dette envers toi. Or, comme je te l’ai
déjà dit, Voldemort n’aimerai pas trop ça. Mais, la renaissance de Voldemort
nous donne un avantage sur lui.
- Ah oui ? Lequel
?
- Lorsqu’il était
au pouvoir, Voldemort était immortel, donc, il était impossible, de le tuer !
Mais maintenant qu’il est revenu à la vie, il n’est plus qu’un simple mortel,
comme il l’a lui-même dit à ses Mangemorts. Or, retrouver l’immortalité,
demande, même pour lui, de nombreuses années de travail. Ce qui veut dire que,
pendant ce laps de temps, il pourrait être détruit, complètement, cette fois.
- Professeur ! se
lança soudainement Harry. Je voulais vous montrer ceci !”
Sur ses mots, il sortit la carte et la montra à
Dumbledore. Celui-ci eut un bref sourire.
“- Ah ! C’est cette fameuse carte ! Très astucieux ! Et
pourquoi as-tu décidé, comme ça, de me la donner ? Tu sais que ça peut-être un
papier compromettant, autant pour toi que ceux qui te l’ont donnée !
- Euh ! répondit
Harry, en pâlissant légèrement, peu désireux de révéler qui la lui avait donné,
et sans réagir sur « la fameuse carte ». J’ai décidé de vous la montrer,
en pensant que, Pettigrow étant un des créateurs de cette carte, il pourrait se
servir de son contenu pour renseigner Voldemort. Car certains de ces passages
ne sont pas connus de Rusard et... ! En plus, elle indique toutes les personne
présentent, même sous une cape d’invisibilité, dans l’enceinte de Poudlard.
- Ah ! Et.. tu as
vu quelqu’un de particulier ? demanda Dumbledore, un peu inquiet.
- Non ! répondit
Harry.
- Hum ! Je peux
t’emprunter cette carte ?
- Bien sûr !
assura Harry, sachant qu’il ne pourrait plus la récupérer !
- A part ça, tu
as d’autres questions ?
- Euh... non !
- Bon ! Alors je
pense que tu peut aller te coucher, toi aussi ! répliqua Dumbledore. Tu en as
grand besoin !”
Obéissant, Harry se leva, donna une dernière caresse à
Fumseck qui le fixa de son regard brillant.
Dumbledore raccompagna Harry jusqu’à
la tour Gryffondor, avant de repartir, en direction, non pas de son bureau mais
de la volière, où une chouette effraie attendait tranquillement sur le rebord
d’une des fenêtres.
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